Le rapport (stage ou autre) Pourquoi et comment ?

Le rapport (ou mémoire) de stage (ou de projet) a pour objectif de rapporter votre travail ou vos recherches, d’en rendre compte, soit pour être évalué, soit pour transmettre à d’autres vos résultats. Par conséquent, il doit être compréhensible par le plus grand nombre et ne doit pas relater votre vie…

Prenons connaissance de ses parties dans l’ordre.

1. La page de garde

La page de garde est une page qui permet de garder à l’esprit qui a écrit le rapport ou mémoire, quand, pour quoi et dans quel contexte. Elle peut comporter une image ou un schéma qui rend le travail plus personnel. Elle doit comporter

– le ou les logo(s) de l’établissement universitaire

– le ou les logo(s) de l’entreprise dans laquelle le stagiaire aura effectué son stage, s’il s’agit d’un rapport de stage.

– le titre de votre rapport (votre sujet de stage, parfois en plus court)

– votre prénom et votre NOM (votre PRÉ-nom devance votre NOM)

– le prénom et le NOM de vos enseignants tuteurs et tuteurs d’entreprise.

 2. Le sommaire

Le sommaire représente la somme du contenu du rapport. Il doit être rédigé dans la même police que le reste du rapport. Il ne faut pas le confondre avec le plan.

L’introduction et la conclusion de votre rapport ne doivent pas porter de numéro. En effet, ces deux passages ne sont pas des « parties » à proprement parler ; ni l’introduction ni la conclusion font réellement partie de l’essentiel du travail rapporté ou du raisonnement global abordé dans le stage ; elles doivent au contraire, l’une, introduire les parties constituant le rapport, l’autre, conclure ces parties, c’est pour cela qu’elles sont essentielles malgré tout.

Pensez toujours que vos lecteurs ou auditeurs, parfois, n’écoutent ou ne lisent que l’introduction et la conclusion… il est bon d’avoir cela à l’esprit lorsque vous rédigez ces parties.

Le sommaire doit être généré automatiquement grâce à la fonction « Style et mise en forme » (choisir un niveau de titre pour chaque titre) et « Insertion, Table et Index, Table des matières » (si vous ne savez pas faire, demandez à votre prof-maman ou votre prof-papa préféré…)

 3. Les remerciements

Les remerciements s’adressent au début du rapport, tandis qu’à l’oral, ils se font en fin d’exposé, et ne doivent pas être écrits sur votre diapositive.

Ils se situent en début de rapport pour éveiller la bienveillance des lecteurs avant la lecture.

MAIS ils se situent en fin de soutenance orale pour (r)éveiller la bienveillance des auditeurs avant qu’ils ne vous interrogent et ne vous évaluent.

Vous devez remercier les gens les plus proches (tuteurs et aide à la rédaction), avant de remercier les responsables de service, en particulier quand ils ne sont pas amenés à lire votre travail.

4. L’introduction

À quoi sert-elle ? L’introduction sert, comme son nom l’indique, à introduire, soit présenter, le travail qui va suivre. Elle doit permettre, tel un entonnoir, de guider le lecteur vers le sujet précisément abordé dans le mémoire ou le rapport. Pour remplir cette fonction de guide, elle est généralement composée de 3 mouvements :

– une accroche destinée à interpeller l’attention du lecteur sur un sujet en rapport avec celui du mémoire. L’accroche doit naturellement conduire au thème du rapport ;

– la problématique, généralement énoncée sous la forme d’une question à laquelle le rapport est destiné à répondre ;

– l’annonce du plan, qui propose une première série de réponses synthétiques et globales à la problématique qui précède et qui permet au lecteur de savoir comment l’auteur a organisé sa pensée afin d’y répondre. Vous annoncez de quelles parties se compose votre rapport (et non pas se décompose, comme vous l’écrivez parfois maladroitement).

Dès l’introduction, le lecteur peut donc évaluer les qualités rédactionnelles de l’auteur, sa capacité à situer son travail dans un contexte plus vaste (accroche et thème), à formuler la problématique et à montrer, par l’annonce du plan, que son travail a bien pour objectif de répondre à cette problématique.

L’introduction, même si elle se place en début de rapport, comme son nom l’indique, doit être rédigée à la fin… c’est seulement à la fin de votre travail que vous aurez le recul nécessaire pour pouvoir le présenter.

5. Le développement

  • 3 parties en progression dynamique :

Des études montrent depuis environ 2500 ans que le cerveau humain retient particulièrement bien un raisonnement en trois étapes. Une étape de stabilisation (contexte / explication), une étape de nœud (le cœur de votre travail, la partie la plus intéressante et la plus difficile, celle où vous montrez que le problème est épineux) et l’étape de résolution ou de dénouement (vous apportez des solutions ou un dépassement du problème, vous montrez que vous êtes capable de prendre du recul).

  • des titres explicites

Vos titres doivent exprimer et résumer le contenu de chaque partie, sous la forme d’une phrase ou d’un groupe nominal.

Si les titres sont « présentation du sujet / hypothèses de solution / solutions définitives », ils sont trop vagues et ne conviennent par conséquent pas à votre rapport en particulier.

La forme syntaxique des titres doit être homogène de part en part du rapport : si vous choisissez des groupes nominaux, il faut conserver des groupes nominaux. Idem pour les autres formes.

6. La conclusion

À quoi sert-elle ?

La conclusion doit comporter un bilan professionnel et un bilan personnel. Avec l’expérience, peut-être cette partie se nommera Bilan. N’oubliez pas de terminer par les points positifs que vous avez à apporter.

Elle doit être rédigée dans la foulée du développement. Vous savez alors à ce moment sur quels points vous souhaitez vous attarder et quels éléments de votre travail vous voulez mettre en valeur.

Pensez qu’il s’agit de la dernière occasion de défendre votre travail et envisagez la possibilité que le lecteur ne lise que l’introduction et la conclusion. Il est donc très important de soigner ces parties.

 

Plan et sommaire : à ne pas confondre !

Les 7 commandements du PLAN

(ou la stratégie de communication, l’organisation de votre pensée)

  • Il se comprendre comme un plan d’attaque, une stratégie.
  • Il répond à la problématique, qui est souvent une question.
  • Il présente le fil conducteur de votre raisonnement.
  • Il doit montrer votre esprit de synthèse.
  • Sa formulation (même au brouillon) doit être homogène (soit des verbes, soit des groupes nominaux, mais pas un mélange des deux).
  • Sa formulation doit être précise (évitez les titres « fourre-tout » du type : projet, objectifs, résultats : si les titres conviennent à tout rapport, ils ne conviennent à aucun…)
  • Le plan ne doit pas dépasser 3 parties : imaginez que vous vous apprêtez à raconter quelque chose à quelqu’un. Vous n’allez pas énumérer d’abord toutes les parties de ce que vous comptez lui raconter ; vous allez au contraire tâcher d’être synthétique et de présenter l’ensemble en deux, trois, maximum quatre points…

Le plan peut se concevoir ainsi :

  1. Les FAITS (ce qui est établi, donné, l’entreprise, le matériel, le contexte)
  2. Les MÉFAITS (ou plus exactement les problèmes, ce à quoi il va falloir trouver une solution. Montrer en quoi c’est épineux et difficile, rappelez-vous qu’à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire… mais tout n’est qu’une histoire de communication…)
  3. Les PARFAITS (c’est-à-dire vos solutions, vos résultats…)

Soigner vos titres ! Pas de fourre-tout ! Pas de valise ! mais de la précision !!

LE SOMMAIRE EST DANS UN RAPPORT !

Le sommaire représente la somme du contenu du rapport. Il doit être rédigé dans la même police que le reste du rapport. Il ne faut pas le confondre avec le plan.

L’introduction et la conclusion de votre rapport ne doivent pas porter de numéro. En effet, ces deux passages ne sont pas des « parties » à proprement parler ; ni l’introduction ni la conclusion font réellement partie de l’essentiel du travail rapporté ou du raisonnement global abordé dans le stage ; elles doivent au contraire, l’une, introduire les parties constituant le rapport, l’autre, conclure ces parties, c’est pour cela qu’elles sont essentielles malgré tout.

Pensez toujours que vos lecteurs ou auditeurs, parfois, n’écoutent ou ne lisent que l’introduction et la conclusion… il est bon d’avoir cela à l’esprit lorsque vous rédigez ces parties.

Le sommaire doit être généré automatiquement grâce à la fonction « Style et mise en forme » (choisir un niveau de titre pour chaque titre) et « Insertion, Table et Index, Table des matières ». (si vous ne savez pas faire, demandez à votre enseignant préféré le plus sympathique… et s’il ne sait pas faire, moquez-vous…)

LE PLAN EST DANS UN DIAPORAMA !

On lui consacre même une diapositive spécifique et obligatoire qui suit la ou les diapositives proprement introductives.

Vous présenterez donc votre plan (qui n’est pas un sommaire, donc n’écrivez pas bêtement « sommaire » sur cette page) qui propose les réponses à la question que vous venez de poser en problématique (c’est souvent votre sujet). Cette diapositive doit exposer en 3 (ou 4 points) votre travail sous la forme cohérente de groupes nominaux, phrases courtes, questions ou autres (mais pas un mélange de tout).

Faites en sorte que l’on y perçoive rapidement votre raisonnement global.

Les fautes fréquentes… jetez y un œil !

Quelles questions puis-je me poser ?

a) Syntaxe (la phrase quoi…)

Est-ce que chacun de mes verbes est précédé d’un sujet ?

Est-ce que CE QUE je crois être une phrase comporte bien un verbe et un sujet ?

Est-ce que cette unité a vraiment un sens ?

Mes phrases ne sont-elles pas trop longues ?

Ne puis-je pas reformuler ce pavé indigeste par une énumération logique ?

Ne puis-je pas remplacer le verbe FAIRE fourre-tout (répugnant…) par un vrai verbe :  « je vais vous faire une présentation… » deviendrait « Je vais présenter » (inutile d’écrire VOUS)

Pensez donc à séparer par des virgules vos compléments circonstanciels :

« Après avoir réalisé la FAO, on génère le programme que l’on convertit au format ISO. »

Pour le placement des virgules, relisez votre rapport à voix haute.

ET & AUSSI :

ATTENTION / On ne commence pas une phrase par ET, encore moins par AUSSI.

(AUSSI en début de phrase requiert (= exige, demande) une inversion du sujet et du verbe et signifie « par conséquent»)

Et ma mamie est arrivée. Aussi elle avait un panier de bonbons.

NON !!!!!! écrivez plutôt (mais pas dans votre rapport ;) 

Ma grand-mère est arrivée et portait un panier de bonbons.

 

b) Grammaire : 

Commencez par vérifier l’orthographe des sons en é :

  • les verbes et les participes passés:
    • été ou était ? penser ou pensé ? attention à créer : il crée mais il a été créé / elle a été créée.
  • Les pluriels et les féminins (noms et adjectifs)
  • Confusion entre a et à

Employez un lexique précis

(= plus efficace et persuasif) digne d’un « scientifique »… ne restez pas dans le flou. Remplacez : (utilisez la fonction Word « remplacer »)

Faire par exécuter, produire, effectuer, accomplir, agir, procéder, fabriquer, pratiquer

Il faut par il est nécessaire, indispensable, utile, important

Ceci a des avantages par ceci présente des avantages.

« Nous avons eu des problèmes, des difficultés » par « nous avons rencontré des problèmes ».

« Nous avons bénéficié d’aides. Nous avons obtenu des résultats. »

Quelques exemples de fautes courantes :

(utilisez la fonction Word « remplacer »)

Expressions courantes :

« En fait, » est suivi d’une virgule et ne prend pas de E. (comme « le fait de »)

« faire partie de » prend un E ; prendre « le parti de » n’en prend pas : pour une fois, c’est logique !!

« tout d’abord, » est suivi d’une virgule et s’écrit comme ça… et pas autrement.

Orthographe

« Arrête » signifie « cesse » (du verbe arrêter)

Arête d’une figure ou d’un poisson ne prend qu’un R.

Châssis

Dysfonctionnement

Cotes, cotations et dimensionnements (et non la côte, dure, que vous monterez sûrement si vous parvenez un jour à vous exprimer parfaitement !…)

L’envie prend un E (sauf en poésie du XVIIème siècle)

Si le besoin s’en fait sentir (et non sans fait)

L’entretien ne prend que deux T… mais au milieu.

VOIRE prend un E dans les expressions « je ne t’aime pas, voire je te hais. »

On écrit peaufiner (qui affine la peau, qui fait la peau fine, telle est l’origine de l’expression)

A fortiori, a posteriori, a priori

et encore…

Un envoi et il envoiE

Un emploi et il emploiE

Un essai et il essaiE

Un travail et il travaiLLE

J’ai dû prend toujours un accent circonflexe pour être facilement distingué de « du lard ou du cochon »… la preuve, une fois accordé, due, dus, dues perd son chapeau…

 

AJOUTEZ en commentaire VOS PROPRES NOTES concernant vos propres fautes !! Et ne parlez plus comme une vache espagnole…

L’introduction

À quoi sert-elle ? L’introduction sert, comme son nom l’indique, à introduire, soit présenter, le travail qui va suivre. Il est donc inutile d’introduire l’introduction… sous peine de passer pour un psychopathe maniaque…

Elle doit permettre, tel un entonnoir, de guider le lecteur vers le sujet précisément abordé dans le rapport ou la soutenance, à l’écrit comme à l’oral. Pour remplir cette fonction de guide, elle est généralement composée de 3 mouvements :

– une accroche destinée à interpeller l’attention du lecteur sur un sujet en rapport avec celui du mémoire. L’accroche doit naturellement conduire au thème du rapport ;

– la problématique, généralement énoncée sous la forme d’une question à laquelle le rapport est destiné à répondre ;

l’annonce du plan, qui propose une première série de réponses synthétiques et globales à la problématique qui précède et qui permet au lecteur de savoir comment l’auteur a organisé sa pensée afin d’y répondre. Vous annoncez de quelles parties se compose votre rapport (et non pas se décompose, comme vous l’écrivez ou le dites parfois maladroitement).

Bon à savoir…

JUGÉ EN UN CLIC !!! Il ne faut que quelques lignes ou quelques minutes au lecteur ou à l’auditeur pour se faire une idée du travail de l’étudiant et le juger… Vous avez la même attitude envers un youtubeur ou, tout simplement, quelqu’un qui s’adresse à vous.

Dès l’intro, le lecteur ou l’auditeur va donc juger des qualités rédactionnelles ou organisationnelles de l’auteur, sa capacité à situer son travail dans un contexte plus vaste (accroche et thème), à formuler la problématique et à montrer, par l’annonce du plan, que son travail a bien pour objectif de répondre à cette problématique : c’est par conséquent le moment de montrer le fil conducteur de votre travail ! de montrer que vous êtes cohérent ! 🙂

RÉDIGÉE À LA FIN, mais placée au début, bien sûr. L’introduction, même si elle se place en début de rapport, comme son nom l’indique, doit être rédigée à la fin… c’est seulement à la fin de votre travail que vous aurez le recul nécessaire pour pouvoir le présenter.

À L’ORAL et pour les soutenances de STAGE : mieux vaut présenter l’entreprise dès l’introduction, en guise d’accroche (pourquoi pas ?) de façon à laisser toute la place nécessaire au déroulement de votre travail. Je vous conseille fortement d’accrocher votre public avec un objet issu de votre travail.

Écrit-on ou non le titre « Introduction » ?

OUI À L’ÉCRIT, OUI SUR LE RAPPORT : Le lecteur est seul avec votre rapport, il doit trouver l’introduction qui se trouve sur une page à part et qui porte le titre « introduction ».

– NON À L’ORAL, NON SUR LE DIAPORAMA : Dès que vous parlez, vous êtes dans l’introduction ; en fait, vous ÊTES l’introduction, vous mimez l’accroche ! Il est inutile de préciser que vous allez « faire l’introduction » comme il est inutile de préciser que vous allez « dire bonjour ».

Normes et bureautique (rapport & diaporama)

 

Ces normes ne proviennent pas du caprice de Mme Pille, elles sont issues des exigences universitaires nationales.

LE RAPPORT

Mise en page générale

– Numéroter de toutes les pages (sauf la page de garde)

– Utiliser la fonction « Saut de page » pour changer de page (menu « Insertion »)
– Justifier tous les paragraphes (aligner sur la gauche comme sur la droite) avec la fonction « Justifier le texte » prévue par les outils de mise en forme.

 

Police et ponctuation

– Choisir et conserver une police identique pour tout le document (Times ou Calibri), taille 12 pour le corps du texte, 14 ou 16 pour les titres.

– Espacer les mots par UNE espace[1], et non pas deux ou trois.

– Ne pas négliger la ponctuation : les points, les virgules et les points de suspension (…) ne sont pas PRECEDES d’une espace mais sont SUIVIS d’une espace. Les deux points, le point virgule, le point d’exclamation et le point d’interrogation sont précédés et suivis d’une espace. Les parenthèses sont précédées d’une espace à l’ouverture seulement et suivies d’une espace à la fermeture (sauf si elles sont directement suivies d’un point).

– Espacer les paragraphes de 1,5. Le retrait (ou alinéa) n’est plus obligatoire.

Les titres

– Si vous souhaitez centrer les titres, le faire avec la fonction « Centrer le texte » prévue par les outils de mises en forme (et non pas avec des flèches ou la barre d’espacement).

– Utiliser la taille 14 ou 16, en gras (Bold). Le soulignement des titres n’est plus obligatoire.

Ne laisser aucun titre en bas de page.

LE DIAPORAMA

  • Numéroter toutes les pages : cela permet au public de revenir rapidement sur un passage, un schéma, un tableau etc.
  • Inscrire votre NOM ou votre Prénom NOM ou votre adresse mail (si et seulement si elle permet la lecture aisée de votre Prénom NOM) : l’auditoire doit pouvoir retrouver votre nom, voire le moyen de vous joindre, surtout en entreprise.
  • Utiliser une Police sans serif (Arial ou Calibri)
  • Ne pas descendre en deçà de 18 – y compris pour les tableaux et schémas -c’est illisible.

 

 

 

 

 

  • Ne pas écrire trop de texte : privilégiez les mots clés et les expressions courtes. N’écrivez aucune phrase !

Pour en savoir davantage sur le rapport et le diaporama, n’oubliez pas d’aller voir :

[1] Une espace est, en typographie, un caractère particulier qui permet d’insérer un espacement blanc dans le texte. L’espace sert le plus souvent de séparateur de mots. Une espace est souvent appelée un blanc. (Wikipedia, Espace (typographie) https://fr.wikipedia.org/wiki/Espace_(typographie))