Le danger sociologique… est-il un livre dangereux ?

Ce livre écrit en 2017 par Gérald Bronner et Étienne Géhin

(ci-dessous B&G) a pour principal objectif de dénoncer les dérives d’un domaine universitaire, à savoir la recherche en sociologie. A travers divers exemples, les auteurs critiquent notamment les modèles sociologiques de ceux qui passent aujourd’hui encore pour les incontournables maîtres en la matière, à savoir principalement Durkheim et Bourdieu (cf un article : http://laetitia-pille.com/pierre-bourdieu-langage-et-pouvoir-symbolique), mais également quelques autres.

Ils souhaitent aussi apporter à la connaissance du plus grand nombre les dernières découvertes en neuro-sciences dont ils pensent qu’elles devraient apporter une rigueur supplémentaire et des arguments nouveaux à la recherche en sociologie.

La principale dérive de la sociologie que dénoncent B&G réside dans la possibilité de proposer des modèles explicatifs pour des faits dont l’existence n’est pas prouvée au préalable. On retrouve donc tout au long de ce livre la célèbre recommandation de Fontenelle dans la dent d’or (https://www.youtube.com/watch?v=IduaHsRywuw)

Parmi ces faits, dont il faudrait d’abord s’assurer de l’existence avant de les étudier, il y aurait les entités sociales (le pouvoir, le patriarcat, … ) auxquelles, parfois, certains sociologues, comme Bourdieu, auraient donné une importance dépassant largement celle qu’on devrait pourtant accorder à ce qui apparaît comme des allégories ou métaphores. En effet, la façon dont ces entités sociales sont présentées par ces sociologues pourrait laisser croire qu’elles sont dotées d’intention. Souvent Bourdieu écrit « Tout se passe comme si« . Cette vision des activités humaines prête le flanc à la caricature et peut favoriser, voire générer des théories complotistes ; c’est précisément un des dangers que dénonce principalement B&G.

Plus largement ce livre signale quelques écueils à éviter et quelques conseils à suivre.

Quelles recommandations peut-on tirer de ce livre ? Quels enseignements ?

Pourquoi faut-il le lire ?

S’assurer des faits avant d’élucubrer des théories

D’après B&G, la théorie selon laquelle il existe de « grands corps sociaux », presque doués d’intentions, inciterait ceux qui lisent le monde à travers ce prisme à croire qu’ils sont déterminés par ces mouvements. Il leur serait donc impossible de sortir des prédictions des sociologues et de la sociologie.

Après avoir donné des exemples assez drôles (en début de livre pp.29 etc), dont

– l’astrologie : la thèse d’Elisabeth Tessier soutenue en sociologie et défendant les vérités astrologiques ;

– l’affaire Sokal au cours de laquelle des physiciens ont rédigé des articles fallacieux en sciences humaines et ont réussi malgré tout à être publiés dans de grandes revues scientifiques ; 

– les orixas d’Edgar Morin, qui seraient les grands corps sociaux doués d’une vie indépendante ;

– le jargon pseudo-scientifique qui permet de dissimuler les incompétences et d’inventer des concepts qui ne sont pas ni réfutables, ni vérifiables ;

– les genders et les limites des attaques de féministes radicales ;

B& G s’attaquent aux fondateurs et grands noms fameux de la sociologie : Durkheim et Bourdieu en particulier.

Durkheim (1858-1917) sociologue français, considéré comme l’un des fondateurs de la sociologie. Il définit le « fait social » comme une totalité non réductible à ses parties. Il est notamment à l’origine du concept de conscience collective. Selon sa théorie du déterminisme social, les actions humaines sont les effets de causes extérieures aux acteurs eux-mêmes.

Bourdieu (1930-2002) un des plus grands sociologues du XXè. Il propose une analyse des mécanismes de reproduction des hiérarchies sociales. Il définit des sous-espaces sociaux, appelés champs, qui seraient doués d’une autonomie relative envers la société et ses individus.

L’œuvre de Bourdieu est ainsi ordonnée autour de quelques concepts recteurs : habitus comme principe d’action des agents, champ comme espace de compétition sociale fondamental et violence symbolique comme mécanisme premier d’imposition des rapports de domination.

(https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Bourdieu)

L’habitus est l’ensemble de ce qu’un individu intègre au cours de sa vie et qui contribue à le faire appartenir à une classe. La « violence symbolique » est le moyen par lequel s’impose le système de valeurs de la classe supérieure aux classes qui lui sont inférieures. C’est l’appropriation comme étant le vôtre d’un système de valeur qui pourtant vous nuit.

A Bourdieu comme Durkheim (ou Lahire), B& G reprochent principalement de donner une trop grande part au déterminisme social et l’idée selon laquelle les individus ignoreraient les raisons qui les poussent à agir. Dénonçant Lahire (p.23), B&G écrivent

« Il affirme que le libre arbitre est une illusion, attendu que « chaque individu est trop multisocialisé et trop multisurdéterminé pour qu’il puisse être conscient de ses déterminismes ». »

B&G soulèvent la crainte qu’à force d’expliquer, la sociologie ne finisse par excuser. A trop souligner les déterminismes, les individus ne risquent-ils pas de négliger leur responsabilité ?

Plus précisément par la suite, B&G s’attaquent davantage aux valeurs et aux normes, dont une partie de la sociologie prétend qu’elles influencent irrémédiablement le comportement humain.

Ne pas donner trop d’importance au rôle des valeurs et des normes dans l’agissement des humains

Ce serait LE problème d’une partie de la sociologie et des sociologues :

« La sociologie holistique se plaît toujours à mettre en scène [les créatures étrangères], par exemple en soutenant qu’ils sont déterminés à faire ce qu’ils font par les valeurs et par les normes caractéristiques du contexte culturel dans lequel ils agissent. » (88)

Pour contredire cette vision, le travail de B&G développe (pp88-127) à plusieurs reprises des exemples dans lesquels les valeurs et les normes ne déterminent jamais ou pas toujours le comportement des humains.

Un argument

« Qui donc féliciterait ce fonctionnaire vertueux si sa vertu n’était qu’un effet mécanique des attentes auxquelles son rôle lui prescrit de répondre ? »

(Ne pas choisir entre) déterminisme ou libre arbitre ?

Les ensembles ou structures sociales-sociaux dénoncés :

En filigrane, sous-jacente à la question du déterminisme social comme phénomène défavorisant l’action individuelle, c’est la question du libre arbitre qui revient plusieurs fois au cours du livre, bien que n’en étant pas le sujet principal. Y a-t-il un rapport entre le déterminisme en général et les théories sociologiques « dénoncées » ?

Quel lien peut-on établir entre ce rapport au déterminisme et l’expression d’un libre arbitre ?

Déterminisme vs libre arbitre ?

Au début de leur essai, B & G présentent leur point de vue en termes clairs, après avoir critiqué la tradition sociologique dont nous avons donné les grandes lignes.

« Cette position [qui ne permet ni d’avoir conscience de la forte imprédictibilité de la vie sociale, ni de bien rendre compte des changements qui se produisent au sein d’une société humaine] n’est pas la nôtre, parce qu’il nous semble que les progrès de la neurobiologie et des sciences cognitives ne permettent plus aux sociologues de tout ignorer des ressources d’un « organe » qui est le moyen de la pensée, de l’intelligence, de l’inventivité, du choix et, par là, d’un certain libre-arbitre. » (26)

Mais comment définir ce libre arbitre ? Et par quoi passe-t-il ?

Les circuits préférés du cerveau

Les études du fonctionnement du cerveau mettent en lumière une sorte de balance entre surprises de l’inconscient et routine mentale. La capacité d’imaginer d’autres mondes est la manifestation d’une certaine liberté, ainsi que la capacité de prendre en compte ses erreurs et de se corriger. C’est là que s’exerce une certaine liberté d’agir.

« Le fonctionnement du cerveau est le résultat d’une hybridation entre des dispositions innées et des implémentations acquises. » (173)

Compréhension / intuition / causalité

Pour répondre à une partie des interrogations B & G font appel aux théories de Max Weber.

Cet économiste et sociologue du XIXè est également à l’un des fondateurs de la sociologie. Cependant, contrairement à la tradition marxiste qui explique les actions sociales par les faits extérieurs (les pressions et les mouvements de classe), Max Weber explique les comportements humains de l’intérieur, en cherchant à comprendre les motivations des acteurs sociaux. Il est le fondateur de la sociologie compréhensive, qui tâche de prendre en compte les individus et leur subjectivité. Max Weber met le premier en relation la réforme protestante et l’économie capitaliste. Il propose deux méthodes de connaissance (76) et s’oppose à l’idée d’une cause déterminante extérieure.

« Contrairement à Comte, Durkheim et à toute la tradition positiviste; Weber n’a jamais pensé que, pour être digne du nom de science, la sociologie devait imiter la physique en adoptant le postulat selon lequel un phénomène ne peut être que l’effet de sa cause efficiente, c’est-à-dire un phénomène antécédent de même nature. » (81)

De la même façon que Max Weber le préconisait, B & G encourage la sociologie à prendre en compte les motivations individuelles, de plus en plus perceptibles et analysables grâce à l’imagerie cérébrale.

Sur le libre arbitre, ils mettent en garde le lecteur :

« De tout ce qui précède, on ne doit donc pas déduire que nous tenons à sauver la notion philosophique de « liberté » ou que nous défendons l’idée selon laquelle la personnalité (ou le vrai « moi » d’un individu) serait logée dans son cerveau […] Mais on objectera peut-être que, même conçu comme une fiction intellectuelle, il devrait être réduit à ses déterminants biologiques. Ses pensées ne sont-elles pas, en dernière instance, des phénomènes électrochimiques ? » (177)

Peut-être est-ce une attitude un peu réductionniste ? D’autres questions sont ensuite traitées :

L’organisation neuronale du cerveau est-elle reliée à ses fonctions ? (178)

Pourrait-on parler de probabilisme plutôt que de déterminisme ? (179)

Conclusion : la recommandation de B&G pour le futur de la sociologie ?

Le livre est une exhortation à la prudence, pour que ne disparaissent pas, avec ses fondateurs dépassés, les apports nécessaires de la sociologie :

– appliquer le principe de la dent d’or : s’assurer des faits, de l’existence des entités avant de lancer des études

– prendre en compte les motivations particulières.

En référence à Max Weber, qui a démissionné du comité qu’il avait pourtant fondé, B&G soulignent une opposition idéologique fondamentale entre deux attitudes possibles du sociologues.

« On le voit, ce n’est pas d’hier que ceux qui voient la sociologie comme un sport de combat contre les « structures » et les déterminismes sociaux – comme ce patriarcat dont la sociologue Christine Delphy a fait son « ennemi principal » -, s’opposent à ceux qui pensent qu’elle doit d’abord établir empiriquement des faits (sociaux) dans l’intention de les comprendre. » (223)

Commentaires / Questions (ouvertes) de Laetitia Pille :

Pourrait-on objecter que

– les motivations religieuses dont parle Max Weber sont une autre entité sociale qui pourrait être décrite ainsi par Bourdieu ?

– les imageries cérébrales sont peut-être le bout de la chaine » et non pas l’origine des mouvements (cf Lordon https://www.dailymotion.com/video/xyoc3d) ?

– personne, en réalité, ne félicite un fonctionnaire qui a bien fait son travail…

_______

Voici le résumé de MARIE-NOËLLE GROUSSET, Professeur agrégée de Philosophie.

Le danger sociologique contre lequel mettent en garde B&G consiste à remplacer la complexité d’explications dignes de ce nom des phénomènes sociaux par une méthode qui, pour être simple, n’en est pas moins réductrice et dangereuse (dans la mesure où elle peut conduire sur la pente glissante du complotisme): hypostasier des entités collectives qu’on dote alors d’un pouvoir déterminant d’une manière inconditionnelle et mécanique.

Il ne s’agit pas pour les auteurs de soutenir la thèse – philosophique – du libre arbitre. Je crois au contraire qu’ils sont tout ce qu’il y a de plus déterministes, ce dernier étant le présupposé méthodologique de toute explication scientifique. Mais il y a plusieurs façons d’être déterministe. Et assurément, les faits sociaux ne sont pas déterminés de la même manière que les phénomènes naturels étudiés par la physique classique. C’est uniquement contre un certain déterminisme réductionniste (qui rapporte la complexité des comportements humains à leur seule et unique détermination par le collectif ou le groupe, bref, des entités transcendants les individus – ce qui est le principe de tout racisme et de tout sexisme, je note ça au passage -) que les auteurs portent leur critique. Parmi les déterminants d’une action, il y a non seulement ces entités collectives qui poussent les individus à agir, mais aussi les croyances que ces individus ont. Que ces croyances soient elles-mêmes déterminées, c’est ce que nul ne niera, mais qu’elles le soient mécaniquement par de grandes entités collectives, c’est méconnaître la complexité et le mélange inextricable de causes et de raisons, de mobiles et de motifs qui entrent dans la détermination de nos actes. Il me semble que c’est d’abord pour sauvegarder cette complexité réelle, dans la méthodologie des sciences sociales, qu’écrivent nos deux auteurs. Ensuite pour montrer que la simplification adverse peut vite faire glisser sur la pente de la personnification des entités collectives. Ce qui présente non seulement l’inconvénient de pencher du côté des théories conspirationnistes, mais aussi de verser dans des explications qui n’ont plus rien de scientifiques et qui se donnent les mêmes facilités que le sens commun affirmant par exemple qu’ON (mais qui est donc ce mystérieux « on », qui a fait, soit dit en passant, les délices de Heidegger….!!!) nous manipule, qu’on nous ment. Contre ce recours abusif aux entités collectives expliquant tout, ie en réalité rien, B et G revendiquent un individualisme méthodologique, la seule entité empiriquement constatable étant l’individu.

Ces notes de lecture ont été validées par Gérald Bronner.

 

Masculin par défaut, féminin par qualité [3/3]

Autant en emporte le mâle !

[Troisième volet contre l’écriture inclusive]

 

Et tandis que tous les mercredis depuis le mois de mai 2017, les iraniennes se battent pour ôter le hijab, nous – pardon – certaines d’entre nouEs se battent encore pour rallonger d’un .e [petite queue en forme de tire-bouchon] les mots qui nouEs désignent

Quelques nouveaux arguments à débattre…

Prenons d’abord celui du « C’était mieux avant… »

Oui car il paraît qu’avant (mais quand ?), on disait poétesse, philosophesse, scientifiquesse… et on accordait au plus proche, au plus joli, fût-il féminin, d’ailleurs, le féminin n’est-il pas, par essence, plus joli ?

Non, bien sûr.

Mais revenons un peu à cette période dorée, cette idyllique époque donc, qu’on nouEs dépeint, où un preux chevalier nouEs aurait dit :

« Votre altesse, je vouE envoie de doux baisers et de chastes caresses empreintEs de tact et de légèretéE ! Loin de moi le projet immonde ou le désir frénétique et animal de vouE pilonner à vouE saccager le sarcophage ou vouE ravager jusqu’à l’occiput [1]! Je saurai contenir par devers moi toute ma répugnante virilité, celle qui, passées quelque mille années, détruira pourtant notre planète ^^…[2] « 

Mais bon sang, que lui a-t-elle donc répondu à ce chevalier pour que finalement, alors même qu’il baignait dans cet environnement égalitaire, produit de sa langue, il se rebelle et s’unisse à ses congénères pour… l’emporter – de force – sur le féminin ?? On nouEs dépeint pourtant les hommes de cette époque idyllique comme pétris de bons sentiments à notre égard, si respectueux et emplis jusqu’au fond de leur âme (car ils en avaient une, à l’époque !) de l’esprit d’égalité entre les sexes ! N’est-ce pas ? Alors que s’est-il passé ? Comment a pu-t-on en arriver là ?Comment sont-ils subitement devenus, dans un tel contexte prétendument égalitaire, les horribles machos que nous croisons aujourd’hui, qui répandent leurs cuisses et leurs couilles jusque sur les banquettes de métro, nouEs coupent la parole sans arrêt et tirent à eux sans vergogne la couverture économique pendant qu’on se gèle les pieds ??? (Avez-vouE froid aux pieds la nuit ? ne vous demandez plus pourquoi… c’est le résultat de millénaire de couverture tirée par les hommes, à notre détriment !)

Bref… si l’époque d’avant le vilain Beauzée [3] avait vraiment existé et si la langue, prétendument égalitaire de l’époque, avait vraiment influencé tous les cerveaux qui la pratiquaient, alors pourquoi et comment l’un d’eux, grammairien de surcroît, aurait trouvé la force de tout pervertir en changeant simplement les énoncés ? Comment aurait-il pu imposer cette… chose ? Pardon : ce truc ?

«Le masculin est réputé plus noble que le féminin à cause de la supériorité du mâle sur la femelle» [4]

En voilà une belle connerie. Vous remarquerez que le « à cause » implique que ledit Beauzée s’appuie sur un fait, une doxa, une opinion visiblement répandue…

Bref. Ne devrions-nous pas, à notre tour, supprimer cette règle fausse ? Ne suffirait-il pas de dire :

« Le masculin n’a pas de marque propre. C’est neutre, masculin par défaut, féminin par qualité… »

Justement, parlons maintenant de la qualité. A l’heure où chacun revendique la liberté de choisir son sexe et où l’on trouve un peu infâmant, voire discriminant de devoir le cocher, F ou M, les mêmes qui revendiquent le genre, plutôt que le sexe, parce qu’elles.ils ne voient pas en quoi le sexe serait, parmi les données physiques, l’aspect le plus pertinent pour différencier et hiérarchiser le masculin et le féminin [5] …

[Et oui ? Et j’en conviens volontiers ! Je suis bien d’accord : En effet, je ne suis pas possesseur d’un ordinateur en tant que femme, je ne suis pas automobiliste en tant que femme, je ne suis pas professeur en tant que femme…]

… les mêmes, dis-je, voudraient nouEs forcer à mettre un signe distinctif ? nous forcer à inscrire notre sexe sur notre figure, sur tous les mots qui nous désignent ? Parce que le monde doit savoir qu’on s’exprime en tant que nouEs ? Parce qu’il y a deux castes, deux façons de voir le monde et qu’elles doivent cohabiter l’une plantée à côté de l’autre ? Parce qu’il y a une façon d’être au monde homme et une façon d’être au monde femme ?

Ne sommes-nous pas en train de faire marche-arrière ?

Il faudrait représenter davantage les femmes qui réussissent… dans les professions jusqu’alors occupées – voire, colonisées !!!! – par ces *** hommes blancs, me dit-on. Mais quid des noir[e]s ? Les noirs-médecins ? Les maghrébins-avocats ? Les noirEs-policières ? Les maghrébines-chercheuses en astrophysique ? N’y a-t-il pas urgence à rendre visibles ces minorités invisibles ?

Ah… on me dira que c’est stigmatisant. Et puis, qu’un avocat soit noir ou blanc, qu’est-ce que cela change à sa profession ? Suis-je en train de signaler que c’est particulièrement bien d’être maghrébin-chercheur et pas maghrébin-voleur ? Suis-je en train de signaler que c’est particulièrement rare d’être noire-ministre et pas noire-femme de ménage? Admettre et souligner que c’est rare et bien, n’est-ce pas laisser entendre que c’est bien que ce soit rare ?

En tout cas, voilà bien deux adjectifs que moi, je n’aimerais pas voir coller à mes fesses quand j’exerce ma profession.

De grâce, changeons l’énoncé stupide et périmé de la règle de Beauzée… le masculin ne l’emporte pas.

UN = homme ou femme ou indifférent

UNE = femme

Il vaudrait mieux inventer un genre supplémentaire pour les français qui n’ont pas la chance d’avoir le trou de l’italien grâce auquel se trouvent véritablement opposés unO à unA. Pas moyen aux hommes français de faire remarquer au monde qu’ils ne sont qu’entre couilles. D’ailleurs, quand cela leur arrive, ne ressentent-ils pas l’impérieuse nécessité de nouEs le faire remarquer ?

Et s’ils sont des vedettes depuis quelques millénaires, nous avons, sans nous ajouter une queue de tire-bouchon, les moyens de rester des altesses.

[1] Oui, car à cette époque-là sans doute, l’homme n’avait pas encore inventé le vagin ^^^  Voilà ci-dessous un article complètement fou…

Le vagin n’est pas un organe sexuel. (Pas plus que l’anus ou la bouche).

[2] Oui car il paraît que le maquillage, les tampons, les serviettes, les gels douche, le shampoing Allô et la mode ne contribuent en rien à la destruction de notre éco-système. Le problème c’est les hommes avec leur voiture et leur sexe. http://www.madmoizelle.com/hommes-ecologie-virilite-872245

[3] https://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_Beauzée.

[4] Grammaire générale de Beauzée (1767)

[5] Delphy 2001, p.243

Conseils de rédaction ou construction (oral / écrit)

 

Par où commencer ? (à l’oral comme à l’écrit)

Vous avez un formidable outil : la page blanche de votre ordinateur ! Vous pouvez écrire et effacer à l’infini… alors ne vous privez pas de commencer à noter toutes vos idées ! Les idées…

Sous la forme de groupe de mots !

Sous la forme d’un schéma !

Sous la forme d’une liste !

Tentez ensuite de structurer vos idées, de les imbriquer les unes dans les autres, par familles jusqu’à obtenir un plan – idéalement en trois parties.

On peut imaginer que la première partie expose les FAITS, la seconde les problèmes (disons les MÉFAITS),  et la dernière la résolution des problèmes, les solutions (les PARFAITS !!)

Une fois ces grandes parties délimitées et nommées (avec des vrais titres qui ne vont qu’à vous et votre travail), essayez de subdiviser jusqu’à trois niveaux !

Si vous parvenez à ce stade, votre rapport est quasi fini !

En effet, 3 puissance 3 font 27… moins d’une page par sous-partie 🙂 🙂

c’est gagné !

Trop d’idées ?

C’est rare… mais ça peut arriver !

Vous pouvez conserver certaines idées pour enrichir votre introduction ou votre conclusion, pour éventuellement dégager une véritable accroche, pour ouvrir votre conclusion sur un point intéressant et qui retiendra l’attention du lecteur ou de l’auditeur.

Pas assez d’idées ?

Avez-vous songé à présenter le contexte : où ? quand ? comment ? pour quoi faire ? pour répondre à quel problème ? à quel besoin ? quel secteur ? quel domaine ?

Avez-vous pensé à mentionner votre planning ? l’organisation de votre travail ? votre rôle ou votre place dans l’entreprise (ou le projet) ? ce que ce travail vous a véritablement apporté ?

Organisez vos idées, hiérarchisez-les !

Pour la soutenance et le diaporama, un exemple de déroulement, cliquez ici.

Pour la rédaction du rapport, c’est ci-dessous :

Organisation, rédaction, vérification !

Structurez votre propos

Pour éviter la narration et le blabla, il faut établir un plan de votre propos jusqu’à 3 niveaux de sous-parties (cf au-dessus !). C’est seulement à partir de ce plan très détaillé que vous pourrez entamer la rédaction. N’hésitez pas à conserver la lisibilité de ce plan préalable en préférant les énumérations aux pavés indigestes pour montrer que vos idées sont claires, articulées et que vous êtes en mesure d’exposer les étapes de votre pensée. Attention néanmoins à ne pas abuser des énumérations.

Rédigez en suivant la méthode proposée et sans vous lancer dans des pavés indigestes. Chaque paragraphe fonctionne comme un entonnoir :

le contexte général > votre idée particulière > vos arguments ou exemples ou explications techniques > une phrase qui résume l’intérêt de ce que vous venez de dire.

Chaque paragraphe doit apporter une idée nouvelle. Ne pensez pas que le blabla et le remplissage vont séduire quiconque. Personne, aujourd’hui, n’a de temps à perdre à lire de la bouillie…

Choisir qui vous êtes ! Toi + Moi + eux…?

Ne choisir JE que lorsque vous n’avez pas le choix.

Trop de JE risque de vous entraîner à un rapport trop narratif, alors qu’il faudrait au contraire être synthétique et analytique.

Ne choisir NOUS (ou ON) que lorsqu’il s’agit de plusieurs personnes dont vous.

Tâcher le reste du temps de rester technique : parler des objets (il y a / l’entreprise dispose), des contraintes (il faut, il est nécessaire), des fonctions (ceci fonctionne avec), des objectifs (il faut).

Énumérer des éléments de même nature

Quand vous énumérez des éléments, il faut qu’ils soient de la même nature : des verbes OU des groupes nominaux… mais pas un mélange de tout.

Donner des titres à vos images, schémas et illustrations

Il est impératif de numéroter et de légender vos images, schémas et illustrations. L’ensemble doit également être référencé dans une table des illustrations à la fin du rapport.

N’oubliez pas de mentionner, rapporter quand c’est pertinent et exploiter :

– le cahier des charges (il faut être précis)

– les schémas cinématiques

– les captures CAO avec légendes

La relecture : rechercher des fautes, c’est plus efficace !

  • du fond

Il est difficile de relire vous-même le fond ; il faudrait faire relire votre travail. Tout le monde doit comprendre votre propos qui doit partir du plus simple (expliquer les éléments) au plus compliqué (ce que vous avez fait et qui vous met en valeur).

  • du français

C’est plus amusant et plus efficace d’utiliser la fonction recherche pour se relire. Entrez les mots qui vous posent souvent problème.

J’ai recueilli ici vos fautes les plus courantes. N’hésitez pas à en rajouter !

  • de la forme

Utilisez la grille de vérification check liste et vérifiez que vous êtes en mesure de cocher toutes les cases.

> ne jamais laisser de titre ou sous-titre en bas de page… sauf si l’on attend un tableau.

La soutenance (ou présentation orale) Pourquoi et comment ?

1. Pourquoi une soutenance ?

La soutenance fait partie des exercices d’exposés classiques, mais ne consiste pas seulement en l’exposition organisée d’idées, de faits ou d’arguments.

Comme son nom l’indique, la soutenance est un exercice oral visant à soutenir un rapport ou un mémoire écrit.

L’objectif d’une soutenance orale n’est pas d’exposer l’ensemble des connaissances et des compétences que vous avez acquises durant votre stage ou votre projet. L’objectif de cette soutenance est de montrer que vous savez prendre du recul et faire preuve d’un esprit de synthèse. Mieux vaut annoncer des éléments dont vous direz que vous serez prêts à les détailler par la suite, une fois la soutenance terminée, dans l’espace réservé aux questions.

2. Pourquoi un diaporama ?

Il est préférable de nos jours de s’accompagner d’un support de présentation (Libre office Impress ou Power Point) constitué par un ensemble de diapositives que l’on appelle un diaporama.

Ce diaporama n’est pas une illustration décorative de votre discours ; il n’est pas non plus une feuille de notes ou un pense-bête pour l’étudiant. Idéalement, il doit représenter sous forme d’images ou de schémas la pensée développée à l’oral.

Il peut être judicieux de ne pas répéter le plan de votre rapport ; néanmoins, cela n’est pas toujours possible. Avant tout travail, préparez votre plan et soyez capable de formuler clairement en quelques points (3 ou 4) ce que vous voulez transmettre. Vous éviterez ainsi le plan mille pattes, impossible à saisir, qui donne la sensation que vous êtes brouillon et que vous n’avez pas l’esprit synthétique.

Attention, vous ne présentez pas un diaporama. Le diaporama permet d’illustrer votre propos. Dans l’idéal, vous devriez pouvoir faire la présentation sans diaporama.
Pour la même raison, ne laissez pas votre public croire que vous êtes amoureux de votre diaporama ou que vous avez peur de les regarder…

3. Quelques conseils pour les soutenances de stage

  • Il vaut mieux présenter l’entreprise dès l’introduction (qui ne doit pas être annoncée : inutile d’annoncer qu’on va commencer, on commence… c’est tout) et trouver une accroche en relation avec le métier, le domaine ou votre mission. (Pour en savoir plus sur l’introduction, cliquez ici)
  • L’introduction et la conclusion ne font pas partie du « plan » ; par conséquent, elles ne doivent pas être annoncées dans la page consacré au plan.
  • La conclusion est en fait un bilan ou une synthèse de votre travail : elle est la page qui reste affichée pendant les questions et remarques : profitez-en pour vous mettre en valeur. (Pour en savoir plus sur la conclusion, cliquez ici)
  • Pensez que la conclusion constitue la dernière occasion de défendre votre travail et envisagez la possibilité que le jury se réveille à ce moment-là seulement. Il est donc très important de soigner cette partie.
  • N’écrivez jamais « Merci » sur une dernière page : c’est inutile et stupide de perdre cette place… mais n’oubliez pas de remercier à l’oral les gens qui vous ont aidé (Comment remercier ?)
  • Utilisez une police sans serif.
  • N’allez pas en deçà de 18 (taille police)

Exemple de déroulement d’un diaporama : cliquez ici

Les points fautes (ou « mauvais » points)

 Vous méritez un mauvais point lorsque vous écrivez « merci » sur la dernière diapo à la place d’éléments intéressants…

 

 

Vous méritez un mauvais point lorsque vous restez planté devant votre propre diaporama au lieu de regarder des vrais gens… De même, vous ne présentez pas un diaporama… !! (éviter l’effet poster de camion…)

 

Vous méritez un mauvais point lorsque votre plan fait plus de 3 (ou 4) parties…

 

 

 

Vous méritez un mauvais point lorsque vos images n’ont aucun rapport avec ce que vous dites ou que vous n’exploitez pas les images que vous affichez.    

 

Vous méritez un mauvais point lorsque vous dites « je vais présenter d’abord l’introduction »… c’est comme annoncer que vous allez dire « bonjour »…

 

Vous méritez un mauvais point lorsque vous écrivez trop petit sur le diaporama (en dessous de 18 ou 20) ou que vos schémas ou légendes ou figures sont illisibles (y compris sur le rapport) : le public n’a pas (encore) l’œil bionique…

Vous méritez un mauvais point lorsque votre accroche donne envie de dormir… « Je suis étudiant en… j’ai dû faire un stage… je m’appelle Henriette (ou Henri…) etc. »

 

Vous méritez un mauvais point lorsque vous perdez du temps à vous
présenter auprès de personnes qui vous connaissent… soyez naturels… ne racontez pas votre vie non plus, concentrez-vous sur votre travail et vos résultats.

Vous méritez un mauvais point lorsque vous annoncez que vous allez faire l’introduction… bref.

 

 

Vous méritez un mauvais point lorsque vous commencez votre soutenance (ou votre rapport) en disant (ou en laissant entendre) que vous êtes obligé de faire un stage ou de réaliser un projet : « J’ai dû réaliser un stage… »

Vous méritez un mauvais point lorsque vous avez encore confondu PLAN et SOMMAIRE… (et que vous l’avez écrit sur votre diaporama !!!!! >:(

 

Vous méritez un mauvais point lorsque vous vous montrez trop exalté… et excessif… vous avez adoré votre stage et votre entreprise, dans le genre de ce « winner »  !! Les gens sont géniaux ! etc. Restez sobre et pragmatique. Cela n’empêche pas d’exprimer sa gratitude !

Vous méritez un mauvais point lorsque vous vous exprimez mal, avec des fautes, avec des expressions familières…

 

 

Vous méritez un mauvais point lorsque votre diaporama est rempli de texte. Pas de phrase ! c’est pourtant simple… et on évite beaucoup de fautes…

 

Vous méritez un mauvais point lorsque, tel Giscard, vous annoncez la conclusion (surtout dès le début !!) : c’est aussi ridicule que d’annoncer que vous allez dire « Au revoir »…

 

Vous méritez un mauvais point lorsque votre présentation est trop rapide… (on peut faire également le mauvais point « escargot »…)

 

Ne dites pas « hop », « zuip », « et tac » « et tic »… pour expliquer le fonctionnement d’une machine ou d’une manipulation ou pour changer de diapositive…

 

C’est « vachement » moche de dire « vachement » pour exprimer l’importance de quelque chose… il faut TROP éviter de faire ça… 😉

 

 

Modalités de l’évaluation : qui ? combien de temps ? etc.

 

Ce passage concerne exclusivement les étudiants de DUT2 GMP et LP MNPR de Limoges

Les délais et les envois

Pour les dates, veuillez suivre les instructions du département.

Pour 2018, dates du stage : 9 avril au 15 juin.

Soutenances du 18 au 21 juin.

Déposez votre rapport et ses annexes en .pdf et .doc sur le drive ouvert à cet effet.

Attention aux dates et au délai : passé l’ultimatum, le serveur sera fermé !

* document confidentiel : soumettre le problème à votre tuteur.

Le jury

Le jury est composé de 4 personnes :

– le tuteur entreprise

– le tuteur IU T

– un enseignant IUT néophyte ou béotien

– l’enseignant de communication (ou similaire)

La note

Ne négligez pas vos cours de communication : la forme (communication écrite – RAPPORT – et orale – SOUTENANCE) constituent 50% de la note totale.

Note de forme Note de fond
Écrit 25% Oral 25% 50%
Les normes fournies en comm sont respectées.

L’orthographe et la grammaire sont respectées.

Le fil conducteur et la démarche sont visible et lisible.

Les normes fournies en comm sont respectées.

L’orthographe et la grammaire sont respectées.

Le fil conducteur et la démarche sont visible et audible.

L’entreprise évalue le travail fourni par l’étudiant.

Les enseignants en sciences et techniques vérifient la conformité du sujet avec les exigences du diplôme Bac +2. (ou Bac + 3)

La durée de la soutenance

La soutenance (votre présentation) dure 20 minutes.

Il faut compter une vingtaine de diapositives.

La longueur du rapport

Le rapport doit être d’une trentaine de pages.

Les critères de notation, le barème

Les enseignants de communication s’appuient sur une grille commune qui vous est fournie en début d’année. Pour exemple, cliquez ici.

Check Liste Rapport & Diaporama… avant de rendre ou produire votre travail…

 

 

Les points à vérifier avant de rendre mon rapport et en préparant ma soutenance

 

2018 Contrôler son rapport de stage en fin de course  
  vérifié
Page de garde Titre du rapport ou intitulé sujet de stage  
Nom auteur prénom avant le nom  
Nom établissement (logo)  
Nom société d’accueil si stage en entreprise  
Prénom-NOM responsable de stage  
Prénom-NOM tuteur(s)  
Année universitaire – dates du stage  
Sommaire

(1 page max, insérée en automatique)

Titres des chapitres explicites (et non « valises » ou passe partout)  
Les pages correspondent aux chapitres

(utilisation du sommaire automatique)

Attention : ne pas numéroter l’intro ni la conclu, mais elles doivent apparaître dans le sommaire quand même !!

 
Mise en forme Chapitre : TNR / Calibri, 12 pts, gras aligné à gauche sur la marge  
Sous chapitre 1 : (TNR / Calibri, 12 pts, gras, aligné à gauche décalage 2cm de la marge de gauche)  
Les pages du rapport sont numérotées – les paragraphes sont justifiés.  
Corps du texte : Police : Time New Roman, Calibri – taille 12  
Remerciements Ordonné. Pensez à l’ordre que vous avez choisi : cela n’est pas aléatoire.  
Introduction

(les étapes essentielles)

Accroche  
Sujet d’étude et raisons du choix  
Problématique  
Annonce du plan  
Doit être compréhensible par tous : faites la lire !!!

Doit être sur une page séparée.

 
Développement

(début)

Contexte (statut juridique, secteur d’activité, organisation…)  
Définition du sujet de stage (problématique, objectifs, hypothèses et solutions)

Attention à ne pas être narratif : vous ne racontez pas une histoire, vous analysez un travail !!!!

 
Conclusion Sur une page séparée (comme l’introduction) – doit proposer un bilan personnel et un bilan professionnel ; penser à terminer de façon positive…  
Figures et tableaux Numérotez et légendez figures et tableaux – on doit trouver, en fin de rapport, une table des schémas, figures et illustrations.  
Sitographie / Webographie Ne donnez pas directement les adresses des sites mais le titre du site suivi de l’adresse (exemple) :

Wikipedia, Platon, La République

http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9publique_(Platon)

 
Glossaire Définitions des abréviations, sigles et symboles : c’est un travail et un souci très apprécié par les membres du jury.  
Errata Mentionnez la page concernée par l’erreur  
Mentionnez le numéro de ligne où se trouve l’erreur  
Doit être ainsi formulé (par exemple) :

Page n°X : Au lieu de (mot faux) lire (mot rectifié)

 
Annexes Sont précédées d’un sommaire qui leur est propre  
Chaque annexe est numérotée en chiffres romains ;

Les pages de ce document en part sont paginées normalement en chiffres arabes.

 
Constituent un tome à part…  
Le Diaporama : Vérification : La préparation de la soutenance !
Normes graphiques

(sur chaque diapo)

Numéros de pages

Prénom et nom (étudiant, tuteurs entreprise et IUT)

Logo (IUT + entreprise)

Rappel du titre (allégé) du stage + éventuellement rappel du plan… (pour que l’on se repère rapidement)

 
Déroulement Ne soyez pas narratif : vous ne racontez pas une histoire, vous montrez vos qualités d’analyse.

Pas trop de textes (évidemment) et 0 faute !!!

Chaque image doit être justifiée : exploitez toutes vos images, elles doivent améliorer, faciliter la compréhension.

Page de conclusion : « conclusion » doit apparaître sur la diapo

mais ABSOLUMENT accompagné des points sur lesquels vous souhaitez retenir l’attention. On ne doit pas finir sur une diapo ne contenant que « conclusion ».

(les éléments qui vous seraient défavorables doivent être présentés d’un point de vue favorable… les éléments qui vous valorisent doivent être développés en dernier !)

 
Communication Orale Prévoyez des transitions entre chaque diapo :

Elles doivent apparaître en toute logique, on doit s’y attendre. Vous devez connaître votre diaporama et non pas donner l’impression que vous le découvrez avec nous….

Entraînez-vous durant les jours qui précèdent à parler correctement : articulez, évitez les gros-mots, les approximations et les métaphores.

 

 

 

 

Schémas, figures et illustrations !!!

Aucune image ne doit être là pour décorer.

Il faut que chaque image soit en rapport étroit avec votre propos et exploitée.

Les images, schémas et illustrations dans votre RAPPORT

Il est impératif de numéroter et de légender vos images, schémas et illustrations.

L’ensemble doit également être référencé dans une table des illustrations à la fin du rapport.

N’oubliez pas de mentionner, rapporter quand c’est pertinent et exploiter :

– le cahier des charges (il faut être précis) – tableau et diagramme

– les schémas cinématiques

– les captures CAO avec légendes

 

Traitement des images, schémas et tableaux dans le DIAPORAMA

S’il n’est pas nécessaire de légender et de numéroter les schémas (contrairement au rapport), il est nécessaire en revanche que ces schémas, dessins et autres soient lisibles et expliqués : pas de taille de police inférieure à 18 !

  • Privilégiez les schémas cinématiques si vous en avez à présenter.
  • Privilégiez les diagrammes !

Inutile de lire un tableau de bas en haut : vous devez plutôt montrer les éléments pertinents sur lesquels vous souhaitez attirer l’attention.

La conclusion

À quoi sert-elle ?

La conclusion doit comporter un bilan professionnel et un bilan personnel.

Avec l’expérience, peut-être cette partie se nommera Bilan ou Synthèse.

N’oubliez pas de terminer par les points positifs que vous avez à apporter. Ce sont les derniers points que l’on retient le mieux.

La conclusion à l’écrit dans un rapport

Elle doit être rédigée dans la foulée du développement. Vous savez alors à ce moment sur quels points vous souhaitez vous attarder et quels éléments de votre travail vous voulez mettre en valeur.

Pensez qu’il s’agit de la dernière occasion de défendre votre travail et envisagez la possibilité que le lecteur ne lise que l’introduction et la conclusion. Il est donc très important de soigner ces parties.

La conclusion à l’oral dans une soutenance

Écrivez le mot « Conclusion » (ou « Bilan » ou « Synthèse ») pour indiquer au jury ou à l’auditoire qu’il s’agit de la dernière diapositive. Un jury ou un public un peu assoupi peut se réveiller…
Cette page est la dernière ! Elle ne doit pas être suivie d’une inutile et ridicule page de « Merci ». Par conséquent, c’est la page qui va rester affichée le temps des questions et des remarques.

  • Profitez-en pour proposer une synthèse valorisante de votre travail.
  • Privilégiez les schémas ou photos, les tableaux récapitulatifs.

Exemple de déroulement d’un diaporama…

Premières diapositives : accroche, présentation de l’entreprise, sujet

– Vous pouvez commencer votre soutenance par une accroche, quelque chose qui donne envie au public de vous écouter : un chiffre, un fait, une image… à partir de laquelle vous amènerez naturellement votre sujet et votre problématique (= la question à laquelle vous allez répondre). Cette accroche peut vous permettre d’amener l’attention de l’auditeur sur l’entreprise ou sur votre sujet.

– Ne jamais dépasser 2 diapositives lorsque vous présentez votre entreprise. Si vous présentez la fiche de l’entreprise (siège social, direction C.A. ou organigramme) : rattachez ces informations à ce que cela nous apprend sur votre travail ; sans quoi ces informations sont inutiles. Même remarque si vous présentez la situation géographique ou l’histoire de l’entreprise : rattachez toujours ces informations à ce que vous allez montrer par la suite.

N’oubliez pas que votre jury a déjà lu votre rapport, ils connaissent donc l’entreprise : concentrez vous sur ce dont ils ont besoin de se souvenir pour comprendre votre travail.

– À la suite de votre accroche ou de la présentation de votre entreprise, présentez votre sujet ou problématique : qu’avez-vous fait durant votre stage ? à quelle(s) difficulté(s) avez-vous fait face ? à quelle(s) question(s) avez-vous répondu ?

(Ces premières diapositives constituent l’introduction – qu’il est inutile d’annoncer : dès que vous commencez à parler, vous ÊTES dans l’introduction – vous la terminez par l’annonce du plan, diapositive suivante obligatoire) 

La diapositive de plan (incontournable)

Vous présenterez ensuite votre plan (qui n’est pas un sommaire, donc n’écrivez pas bêtement « sommaire » sur cette page) qui propose les réponses à la question que vous venez de poser dans votre problématique. Cette diapositive doit exposer en 3 (ou 4 points) – groupes nominaux, phrases courtes, questions ou autres, mais énumération cohérente – votre travail. Faites en sorte que l’on y perçoive rapidement votre raisonnement global et votre esprit de synthèse !

Les diapositives du développement

– pensez à suivre les recommandations concernant les schémas, les mises en page (pour vous rappeler ces consignes, cliquez ici)

– essayez d’introduire les diapositives l’une après l’autre et de montrer qu’elles se suivent de façon logique.

– donnez l’impression que vous connaissez votre diaporama…

– soulignez l’articulation de votre travail, sa logique et sa rigueur à cette occasion.

La diapositive de conclusion

– écrivez « conclusion » sur cette diapositive car il est important que l’on perçoive à ce moment la fin de votre soutenance.

– écrivez autre chose que conclusion : souvent cette diapositive reste affichée longtemps, notamment pendant les questions. C’est l’occasion où jamais de mettre en valeur une dernière fois votre travail, de rappeler les points forts de votre démarche et de finir par des éléments positifs (qui vous valorisent).

– pensez à remercier : c’est également le moment d’adresser à l’oral les remerciements convenus aux membres du jury comme aux tuteurs et aux différentes personnes qui vous auraient aidé. N’écrivez jamais « Merci » sur une dernière diapositive : ce serait inutile et stupide, vous perdez du temps et de l’espace qui doit être consacré à valoriser votre travail et montrer votre efficacité et vos compétences (cf l’épineuse question des remerciements)