Conseils de rédaction ou construction (oral / écrit)

 

Par où commencer ? (à l’oral comme à l’écrit)

Vous avez un formidable outil : la page blanche de votre ordinateur ! Vous pouvez écrire et effacer à l’infini… alors ne vous privez pas de commencer à noter toutes vos idées ! Les idées…

Sous la forme de groupe de mots !

Sous la forme d’un schéma !

Sous la forme d’une liste !

Tentez ensuite de structurer vos idées, de les imbriquer les unes dans les autres, par familles jusqu’à obtenir un plan – idéalement en trois parties.

On peut imaginer que la première partie expose les FAITS, la seconde les problèmes (disons les MÉFAITS),  et la dernière la résolution des problèmes, les solutions (les PARFAITS !!)

Une fois ces grandes parties délimitées et nommées (avec des vrais titres qui ne vont qu’à vous et votre travail), essayez de subdiviser jusqu’à trois niveaux !

Si vous parvenez à ce stade, votre rapport est quasi fini !

En effet, 3 puissance 3 font 27… moins d’une page par sous-partie 🙂 🙂

c’est gagné !

Trop d’idées ?

C’est rare… mais ça peut arriver !

Vous pouvez conserver certaines idées pour enrichir votre introduction ou votre conclusion, pour éventuellement dégager une véritable accroche, pour ouvrir votre conclusion sur un point intéressant et qui retiendra l’attention du lecteur ou de l’auditeur.

Pas assez d’idées ?

Avez-vous songé à présenter le contexte : où ? quand ? comment ? pour quoi faire ? pour répondre à quel problème ? à quel besoin ? quel secteur ? quel domaine ?

Avez-vous pensé à mentionner votre planning ? l’organisation de votre travail ? votre rôle ou votre place dans l’entreprise (ou le projet) ? ce que ce travail vous a véritablement apporté ?

Organisez vos idées, hiérarchisez-les !

Pour la soutenance et le diaporama, un exemple de déroulement, cliquez ici.

Pour la rédaction du rapport, c’est ci-dessous :

Organisation, rédaction, vérification !

Structurez votre propos

Pour éviter la narration et le blabla, il faut établir un plan de votre propos jusqu’à 3 niveaux de sous-parties (cf au-dessus !). C’est seulement à partir de ce plan très détaillé que vous pourrez entamer la rédaction. N’hésitez pas à conserver la lisibilité de ce plan préalable en préférant les énumérations aux pavés indigestes pour montrer que vos idées sont claires, articulées et que vous êtes en mesure d’exposer les étapes de votre pensée. Attention néanmoins à ne pas abuser des énumérations.

Rédigez en suivant la méthode proposée et sans vous lancer dans des pavés indigestes. Chaque paragraphe fonctionne comme un entonnoir :

le contexte général > votre idée particulière > vos arguments ou exemples ou explications techniques > une phrase qui résume l’intérêt de ce que vous venez de dire.

Chaque paragraphe doit apporter une idée nouvelle. Ne pensez pas que le blabla et le remplissage vont séduire quiconque. Personne, aujourd’hui, n’a de temps à perdre à lire de la bouillie…

Choisir qui vous êtes ! Toi + Moi + eux…?

Ne choisir JE que lorsque vous n’avez pas le choix.

Trop de JE risque de vous entraîner à un rapport trop narratif, alors qu’il faudrait au contraire être synthétique et analytique.

Ne choisir NOUS (ou ON) que lorsqu’il s’agit de plusieurs personnes dont vous.

Tâcher le reste du temps de rester technique : parler des objets (il y a / l’entreprise dispose), des contraintes (il faut, il est nécessaire), des fonctions (ceci fonctionne avec), des objectifs (il faut).

Énumérer des éléments de même nature

Quand vous énumérez des éléments, il faut qu’ils soient de la même nature : des verbes OU des groupes nominaux… mais pas un mélange de tout.

Donner des titres à vos images, schémas et illustrations

Il est impératif de numéroter et de légender vos images, schémas et illustrations. L’ensemble doit également être référencé dans une table des illustrations à la fin du rapport.

N’oubliez pas de mentionner, rapporter quand c’est pertinent et exploiter :

– le cahier des charges (il faut être précis)

– les schémas cinématiques

– les captures CAO avec légendes

La relecture : rechercher des fautes, c’est plus efficace !

  • du fond

Il est difficile de relire vous-même le fond ; il faudrait faire relire votre travail. Tout le monde doit comprendre votre propos qui doit partir du plus simple (expliquer les éléments) au plus compliqué (ce que vous avez fait et qui vous met en valeur).

  • du français

C’est plus amusant et plus efficace d’utiliser la fonction recherche pour se relire. Entrez les mots qui vous posent souvent problème.

J’ai recueilli ici vos fautes les plus courantes. N’hésitez pas à en rajouter !

  • de la forme

Utilisez la grille de vérification check liste et vérifiez que vous êtes en mesure de cocher toutes les cases.

> ne jamais laisser de titre ou sous-titre en bas de page… sauf si l’on attend un tableau.

La soutenance (ou présentation orale) Pourquoi et comment ?

1. Pourquoi une soutenance ?

La soutenance fait partie des exercices d’exposés classiques, mais ne consiste pas seulement en l’exposition organisée d’idées, de faits ou d’arguments.

Comme son nom l’indique, la soutenance est un exercice oral visant à soutenir un rapport ou un mémoire écrit.

L’objectif d’une soutenance orale n’est pas d’exposer l’ensemble des connaissances et des compétences que vous avez acquises durant votre stage ou votre projet. L’objectif de cette soutenance est de montrer que vous savez prendre du recul et faire preuve d’un esprit de synthèse. Mieux vaut annoncer des éléments dont vous direz que vous serez prêts à les détailler par la suite, une fois la soutenance terminée, dans l’espace réservé aux questions.

2. Pourquoi un diaporama ?

Il est préférable de nos jours de s’accompagner d’un support de présentation (Libre office Impress ou Power Point) constitué par un ensemble de diapositives que l’on appelle un diaporama.

Ce diaporama n’est pas une illustration décorative de votre discours ; il n’est pas non plus une feuille de notes ou un pense-bête pour l’étudiant. Idéalement, il doit représenter sous forme d’images ou de schémas la pensée développée à l’oral.

Il peut être judicieux de ne pas répéter le plan de votre rapport ; néanmoins, cela n’est pas toujours possible. Avant tout travail, préparez votre plan et soyez capable de formuler clairement en quelques points (3 ou 4) ce que vous voulez transmettre. Vous éviterez ainsi le plan mille pattes, impossible à saisir, qui donne la sensation que vous êtes brouillon et que vous n’avez pas l’esprit synthétique.

Attention, vous ne présentez pas un diaporama. Le diaporama permet d’illustrer votre propos. Dans l’idéal, vous devriez pouvoir faire la présentation sans diaporama.
Pour la même raison, ne laissez pas votre public croire que vous êtes amoureux de votre diaporama ou que vous avez peur de les regarder…

3. Quelques conseils pour les soutenances de stage

  • Il vaut mieux présenter l’entreprise dès l’introduction (qui ne doit pas être annoncée : inutile d’annoncer qu’on va commencer, on commence… c’est tout) et trouver une accroche en relation avec le métier, le domaine ou votre mission. (Pour en savoir plus sur l’introduction, cliquez ici)
  • L’introduction et la conclusion ne font pas partie du « plan » ; par conséquent, elles ne doivent pas être annoncées dans la page consacré au plan.
  • La conclusion est en fait un bilan ou une synthèse de votre travail : elle est la page qui reste affichée pendant les questions et remarques : profitez-en pour vous mettre en valeur. (Pour en savoir plus sur la conclusion, cliquez ici)
  • Pensez que la conclusion constitue la dernière occasion de défendre votre travail et envisagez la possibilité que le jury se réveille à ce moment-là seulement. Il est donc très important de soigner cette partie.
  • N’écrivez jamais « Merci » sur une dernière page : c’est inutile et stupide de perdre cette place… mais n’oubliez pas de remercier à l’oral les gens qui vous ont aidé (Comment remercier ?)
  • Utilisez une police sans serif.
  • N’allez pas en deçà de 18 (taille police)

Exemple de déroulement d’un diaporama : cliquez ici

Les points fautes (ou « mauvais » points)

 Vous méritez un mauvais point lorsque vous écrivez « merci » sur la dernière diapo à la place d’éléments intéressants…

 

 

Vous méritez un mauvais point lorsque vous restez planté devant votre propre diaporama au lieu de regarder des vrais gens…

 

Vous méritez un mauvais point lorsque votre plan fait plus de 3 (ou 4) parties…

 

 

 

Vous méritez un mauvais point lorsque vos images n’ont aucun rapport avec ce que vous dites ou que vous n’exploitez pas les images que vous affichez.    

 

Vous méritez un mauvais point lorsque vous dites « je vais présenter d’abord l’introduction »… c’est comme annoncer que vous allez dire « bonjour »…

 

Vous méritez un mauvais point lorsque vous écrivez trop petit sur le diaporama (en dessous de 18 ou 20) ou que vos schémas ou légendes ou figures sont illisibles (y compris sur le rapport) : le public n’a pas (encore) l’œil bionique…

Vous méritez un mauvais point lorsque votre accroche donne envie de dormir… « Je suis étudiant en… j’ai dû faire un stage… je m’appelle Henriette (ou Henri…) etc. »

 

Vous méritez un mauvais point lorsque vous perdez du temps à vous
présenter auprès de personnes qui vous connaissent… soyez naturels… ne racontez pas votre vie non plus, concentrez-vous sur votre travail et vos résultats.

Vous méritez un mauvais point lorsque vous annoncez que vous allez faire l’introduction… bref.

 

 

Vous méritez un mauvais point lorsque vous commencez votre soutenance (ou votre rapport) en disant (ou en laissant entendre) que vous êtes obligé de faire un stage ou de réaliser un projet : « J’ai dû réaliser un stage… »

Vous méritez un mauvais point lorsque vous avez encore confondu PLAN et SOMMAIRE… (et que vous l’avez écrit sur votre diaporama !!!!! >:(

 

Vous méritez un mauvais point lorsque vous vous montrez trop exalté… et excessif… vous avez adoré votre stage ! les gens sont géniaux ! etc. Restez sobre et pragmatique. Cela n’empêche pas d’exprimer sa gratitude !

Vous méritez un mauvais point lorsque vous vous exprimez mal, avec des fautes, avec des expressions familières…

 

 

Vous méritez un mauvais point lorsque votre diaporama est rempli de texte. Pas de phrase ! c’est pourtant simple… et on évite beaucoup de fautes…

 

Vous méritez un mauvais point lorsque, tel Giscard, vous annoncez la conclusion (surtout dès le début !!) : c’est aussi ridicule que d’annoncer que vous allez dire « Au revoir »…

 

Vous méritez un mauvais point lorsque votre présentation est trop rapide… (on peut faire également le mauvais point « escargot »…)

 

Ne dites pas « hop », « zuip », « et tac » « et tic »… pour expliquer le fonctionnement d’une machine ou d’une manipulation ou pour changer de diapositive…

 

C’est « vachement » moche de dire « vachement » pour exprimer l’importance de quelque chose… il faut TROP éviter de faire ça… 😉

 

 

Modalités de l’évaluation : qui ? combien de temps ? etc.

 

Ce passage concerne exclusivement les étudiants de DUT2 GMP et LP MNPR de Limoges

Les délais et les envois

Pour les dates, veuillez suivre les instructions du département.

Déposez votre rapport et ses annexes en .pdf et .doc sur le drive ouvert à cet effet.

Attention aux dates et au délai : passé l’ultimatum, le serveur sera fermé !

* document confidentiel : soumettre le problème à votre tuteur.

Le jury

Le jury est composé de 4 personnes :

– le tuteur entreprise

– le tuteur UYT

– un enseignant IUT néophyte ou béotien

– l’enseignant de communication (ou similaire)

La note

Ne négligez pas vos cours de communication : la forme (communication écrite – RAPPORT – et orale – SOUTENANCE) constituent 50% de la note totale.

Note de forme Note de fond
Écrit 25% Oral 25% 50%
Les normes fournies en comm sont respectées.

L’orthographe et la grammaire sont respectées.

Le fil conducteur et la démarche sont visible et lisible.

Les normes fournies en comm sont respectées.

L’orthographe et la grammaire sont respectées.

Le fil conducteur et la démarche sont visible et audible.

L’entreprise évalue le travail fourni par l’étudiant.

Les enseignants en sciences et techniques vérifient la conformité du sujet avec les exigences du diplôme Bac +2. (ou Bac + 3)

La durée de la soutenance

La soutenance (votre présentation) dure 20 minutes.

Il faut compter une vingtaine de diapositives.

La longueur du rapport

Le rapport doit être d’une trentaine de pages.

Les critères de notation, le barème

Les enseignants de communication s’appuient sur une grille commune qui vous est fournie en début d’année. Pour exemple, cliquez ici.

Check Liste Rapport & Diaporama… avant de rendre ou produire votre travail…

 

 

Les points à vérifier avant de rendre mon rapport et en préparant ma soutenance

 

2018 Contrôler son rapport de stage en fin de course  
  vérifié
Page de garde Titre du rapport ou intitulé sujet de stage  
Nom auteur prénom avant le nom  
Nom établissement (logo)  
Nom société d’accueil si stage en entreprise  
Prénom-NOM responsable de stage  
Prénom-NOM tuteur(s)  
Année universitaire – dates du stage  
Sommaire

(1 page max, insérée en automatique)

Titres des chapitres explicites (et non « valises » ou passe partout)  
Les pages correspondent aux chapitres

(utilisation du sommaire automatique)

Attention : ne pas numéroter l’intro ni la conclu, mais elles doivent apparaître dans le sommaire quand même !!

 
Mise en forme Chapitre : TNR / Calibri, 12 pts, gras aligné à gauche sur la marge  
Sous chapitre 1 : (TNR / Calibri, 12 pts, gras, aligné à gauche décalage 2cm de la marge de gauche)  
Les pages du rapport sont numérotées – les paragraphes sont justifiés.  
Corps du texte : Police : Time New Roman, Calibri – taille 12  
Remerciements Ordonné. Pensez à l’ordre que vous avez choisi : cela n’est pas aléatoire.  
Introduction

(les étapes essentielles)

Accroche  
Sujet d’étude et raisons du choix  
Problématique  
Annonce du plan  
Doit être compréhensible par tous : faites la lire !!!

Doit être sur une page séparée.

 
Développement

(début)

Contexte (statut juridique, secteur d’activité, organisation…)  
Définition du sujet de stage (problématique, objectifs, hypothèses et solutions)

Attention à ne pas être narratif : vous ne racontez pas une histoire, vous analysez un travail !!!!

 
Conclusion Sur une page séparée (comme l’introduction) – doit proposer un bilan personnel et un bilan professionnel ; penser à terminer de façon positive…  
Figures et tableaux Numérotez et légendez figures et tableaux – on doit trouver, en fin de rapport, une table des schémas, figures et illustrations.  
Sitographie / Webographie Ne donnez pas directement les adresses des sites mais le titre du site suivi de l’adresse (exemple) :

Wikipedia, Platon, La République

http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9publique_(Platon)

 
Glossaire Définitions des abréviations, sigles et symboles : c’est un travail et un souci très apprécié par les membres du jury.  
Errata Mentionnez la page concernée par l’erreur  
Mentionnez le numéro de ligne où se trouve l’erreur  
Doit être ainsi formulé (par exemple) :

Page n°X : Au lieu de (mot faux) lire (mot rectifié)

 
Annexes Sont précédées d’un sommaire qui leur est propre  
Chaque annexe est numérotée en chiffres romains ;

Les pages de ce document en part sont paginées normalement en chiffres arabes.

 
Constituent un tome à part…  
Le Diaporama : Vérification : La préparation de la soutenance !
Normes graphiques

(sur chaque diapo)

Numéros de pages

Prénom et nom (étudiant, tuteurs entreprise et IUT)

Logo (IUT + entreprise)

Rappel du titre (allégé) du stage + éventuellement rappel du plan… (pour que l’on se repère rapidement)

 
Déroulement Ne soyez pas narratif : vous ne racontez pas une histoire, vous montrez vos qualités d’analyse.

Pas trop de textes (évidemment) et 0 faute !!!

Chaque image doit être justifiée : exploitez toutes vos images, elles doivent améliorer, faciliter la compréhension.

Page de conclusion : « conclusion » doit apparaître sur la diapo

mais ABSOLUMENT accompagné des points sur lesquels vous souhaitez retenir l’attention. On ne doit pas finir sur une diapo ne contenant que « conclusion ».

(les éléments qui vous seraient défavorables doivent être présentés d’un point de vue favorable… les éléments qui vous valorisent doivent être développés en dernier !)

 
Communication Orale Prévoyez des transitions entre chaque diapo :

Elles doivent apparaître en toute logique, on doit s’y attendre. Vous devez connaître votre diaporama et non pas donner l’impression que vous le découvrez avec nous….

Entraînez-vous durant les jours qui précèdent à parler correctement : articulez, évitez les gros-mots, les approximations et les métaphores.

 

 

 

 

Schémas, figures et illustrations !!!

Aucune image ne doit être là pour décorer.

Il faut que chaque image soit en rapport étroit avec votre propos et exploitée.

Les images, schémas et illustrations dans votre RAPPORT

Il est impératif de numéroter et de légender vos images, schémas et illustrations.

L’ensemble doit également être référencé dans une table des illustrations à la fin du rapport.

N’oubliez pas de mentionner, rapporter quand c’est pertinent et exploiter :

– le cahier des charges (il faut être précis) – tableau et diagramme

– les schémas cinématiques

– les captures CAO avec légendes

 

Traitement des images, schémas et tableaux dans le DIAPORAMA

S’il n’est pas nécessaire de légender et de numéroter les schémas (contrairement au rapport), il est nécessaire en revanche que ces schémas, dessins et autres soient lisibles et expliqués : pas de taille de police inférieure à 18 !

  • Privilégiez les schémas cinématiques si vous en avez à présenter.
  • Privilégiez les diagrammes !

Inutile de lire un tableau de bas en haut : vous devez plutôt montrer les éléments pertinents sur lesquels vous souhaitez attirer l’attention.

La conclusion

À quoi sert-elle ?

La conclusion doit comporter un bilan professionnel et un bilan personnel.

Avec l’expérience, peut-être cette partie se nommera Bilan ou Synthèse.

N’oubliez pas de terminer par les points positifs que vous avez à apporter. Ce sont les derniers points que l’on retient le mieux.

La conclusion à l’écrit dans un rapport

Elle doit être rédigée dans la foulée du développement. Vous savez alors à ce moment sur quels points vous souhaitez vous attarder et quels éléments de votre travail vous voulez mettre en valeur.

Pensez qu’il s’agit de la dernière occasion de défendre votre travail et envisagez la possibilité que le lecteur ne lise que l’introduction et la conclusion. Il est donc très important de soigner ces parties.

La conclusion à l’oral dans une soutenance

Écrivez le mot « Conclusion » (ou « Bilan » ou « Synthèse ») pour indiquer au jury ou à l’auditoire qu’il s’agit de la dernière diapositive. Un jury ou un public un peu assoupi peut se réveiller…
Cette page est la dernière ! Elle ne doit pas être suivie d’une inutile et ridicule page de « Merci ». Par conséquent, c’est la page qui va rester affichée le temps des questions et des remarques.

  • Profitez-en pour proposer une synthèse valorisante de votre travail.
  • Privilégiez les schémas ou photos, les tableaux récapitulatifs.

Exemple de déroulement d’un diaporama…

Premières diapositives : accroche, présentation de l’entreprise, sujet

– Vous pouvez commencer votre soutenance par une accroche, quelque chose qui donne envie au public de vous écouter : un chiffre, un fait, une image… à partir de laquelle vous amènerez naturellement votre sujet et votre problématique (= la question à laquelle vous allez répondre). Cette accroche peut vous permettre d’amener l’attention de l’auditeur sur l’entreprise ou sur votre sujet.

– Ne jamais dépasser 2 diapositives lorsque vous présentez votre entreprise. Si vous présentez la fiche de l’entreprise (siège social, direction C.A. ou organigramme) : rattachez ces informations à ce que cela nous apprend sur votre travail ; sans quoi ces informations sont inutiles. Même remarque si vous présentez la situation géographique ou l’histoire de l’entreprise : rattachez toujours ces informations à ce que vous allez montrer par la suite.

N’oubliez pas que votre jury a déjà lu votre rapport, ils connaissent donc l’entreprise : concentrez vous sur ce dont ils ont besoin de se souvenir pour comprendre votre travail.

– À la suite de votre accroche ou de la présentation de votre entreprise, présentez votre sujet ou problématique : qu’avez-vous fait durant votre stage ? à quelle(s) difficulté(s) avez-vous fait face ? à quelle(s) question(s) avez-vous répondu ?

(Ces premières diapositives constituent l’introduction – qu’il est inutile d’annoncer : dès que vous commencez à parler, vous ÊTES dans l’introduction – vous la terminez par l’annonce du plan, diapositive suivante obligatoire) 

La diapositive de plan (incontournable)

Vous présenterez ensuite votre plan (qui n’est pas un sommaire, donc n’écrivez pas bêtement « sommaire » sur cette page) qui propose les réponses à la question que vous venez de poser dans votre problématique. Cette diapositive doit exposer en 3 (ou 4 points) – groupes nominaux, phrases courtes, questions ou autres, mais énumération cohérente – votre travail. Faites en sorte que l’on y perçoive rapidement votre raisonnement global et votre esprit de synthèse !

Les diapositives du développement

– pensez à suivre les recommandations concernant les schémas, les mises en page (pour vous rappeler ces consignes, cliquez ici)

– essayez d’introduire les diapositives l’une après l’autre et de montrer qu’elles se suivent de façon logique.

– donnez l’impression que vous connaissez votre diaporama…

– soulignez l’articulation de votre travail, sa logique et sa rigueur à cette occasion.

La diapositive de conclusion

– écrivez « conclusion » sur cette diapositive car il est important que l’on perçoive à ce moment la fin de votre soutenance.

– écrivez autre chose que conclusion : souvent cette diapositive reste affichée longtemps, notamment pendant les questions. C’est l’occasion où jamais de mettre en valeur une dernière fois votre travail, de rappeler les points forts de votre démarche et de finir par des éléments positifs (qui vous valorisent).

– pensez à remercier : c’est également le moment d’adresser à l’oral les remerciements convenus aux membres du jury comme aux tuteurs et aux différentes personnes qui vous auraient aidé. N’écrivez jamais « Merci » sur une dernière diapositive : ce serait inutile et stupide, vous perdez du temps et de l’espace qui doit être consacré à valoriser votre travail et montrer votre efficacité et vos compétences (cf l’épineuse question des remerciements)

Les annexes

Elles doivent constituer un tome à part.

 

Qu’est-ce qu’un tome ?

Un atome est un élément dont on disait dans l’antiquité qu’il était insécable. On ne peut pas le couper. TOME signifie COUPE.

A-TOME = insécable

  • Une tomme ou tome de fromage = morceau de fromage
  • Un tome (livre) est un morceau d’œuvre.

Pourquoi à part ?

Les enseignants ont besoin d’ouvrir les annexes en regard du rapport qu’ils sont en train de lire.

Elles doivent être numérotées.

Les annexes portent un numéro en chiffre romain.

Annexe I

Annexe II

Annexe III

Elles doivent être précédées d’un sommaire, c’est-à-dire une page où l’on trouve le numéro des pages des annexes (en chiffre arabe ou indien).

Voici le début de mes annexes de thèse, parce que ce sont les seules que j’ai trouvées parfaites sur internet 😀

 


	

L’épineuse question des remerciements… quelques réponses !

Les remerciements s’adressent au début du rapport, tandis qu’à l’oral, ils se font en fin d’exposé, et ne doivent pas être écrits sur votre diapositive.

Vous devez remercier les gens les plus proches (tuteurs et aide à la rédaction), avant de remercier les responsables de service, en particulier quand ils ne sont pas amenés à lire votre travail.

Les remerciements à l’écrit dans un rapport

Ils se situent en début de rapport pour éveiller la bienveillance des lecteurs AVANT la lecture.

Ils se situent juste après le SOMMAIRE (qui contient donc la page des remerciements) (pour plus de précisions sur le plan et le sommaire, allez ici)

Ils doivent être sobres et précis : essayez d’exprimer au plus juste ce dont vous êtes reconnaissants.

Les remerciements à l’oral lors d’une soutenance

Ils se situent en fin de soutenance orale pour (r)éveiller la bienveillance des auditeurs AVANT qu’ils ne vous interrogent et ne vous évaluent.

Cependant, ne consacrez pas une diapositive pour écrire « Merci » : il est ridicule et stupide de perdre de l’espace visuel pour écrire « Merci ». Mieux vaut consacrer ce dernier moment à produire une synthèse valorisante de votre travail.